Category: Expedition

Jour 4 – Sur les traces du renard polaire

Jour 4 – Sur les traces du renard polaire

En ce 4eme jour, Mélodie part faire une reconnaissance du parcours entre deux tempêtes.

Pour cela, direction un sommet, pour prendre de la hauteur et avoir une vue panoramique. Après une longue marche d’approche, Mélodie rencontre une rivière et se rend compte qu’il va falloir la traverser pour pouvoir accéder au sommet. Elle longe ce cours d’eau afin de trouver un passage. Après un long, très long détour, enfin un passage, précaire mais il est là. Sur quelques mètres la rivière est gelée. Après un rapide test de la solidité de la glace qui consiste à taper des coups fort au même endroit. Si le baton passe au travers à partir:

  • du 3eme coup : c’est bon, ça passe,
  • du second coup : vaut mieux pas trainer,
  • du premier coup : heu là, ça ne passe pas !

Au bout du quatrième coup de bâton, la glace ne cédait toujours pas. Mélodie traverse la rivière et continue sa route.

L’ascension se fait encore une fois dans le vent et quelques chutes de neige. De plus, il y a environ 30 cm de neige fraiche au sol, les dernières tempêtes ont laissées des traces.. La montée est difficile.

Enfin, le sommet ! quelle vue ! l’effort en valait la peine.

Mais le ciel commence à montrer des signes menaçant, de nouvelles fortes chutes de neige étaient annoncés en fin d’après-midi, mais elles ont décidé d’être légèrement en avance.

Sur son trajet retour, Mélodie repère des traces au sol, est-ce des traces de chien errant où d’un renard polaire… Et bien il s’agit du renard polaire ! Ce renard est en effet présent en Islande. Parfaitement adapté au climat arctique, il est moins grand que son cousin le renard roux et possède des oreilles plus petite et un museau plus court. Sur la photo, on voit bien le déplacement rectiligne du renard (celle du chien zigzague) et les empreintes des pattes antérieures et postérieures forment une ligne.

Pas le temps de partir à sa poursuite, ce sera pour une prochaine fois. Fin de l’excursion journalière, il est tant de se mettre à l’abri. Le lendemain Mélodie a prévu de chausser les skis !

Jour 2 à 3 – Tempêtes

Jour 2 à 3 – Tempêtes

Après plusieurs kms, le temps commence à rapidement changer. Décision prise de stopper l’avancée pour aujourd’hui et de monter le camp à la hâte!

L’ensemble de l’équipement nécessite d’être bien arrimé afin de faire face à de fortes rafales de vent/neige de près de 15m/s. On a l’impression de recevoir des boulets de canon. La tente est fixée au sol à l’aide de broches à glace. Malgré  le camp monté et les affaires mis à l’abris, il n’était pas question de se reposer.  En effet, tout comme les dunes de sable se déplacent au gré du vent, une accumulation de neige se formait petit à petit, profitant de la moindre interstice pour soulever ou ensevelir la tente. Mélodie dû donc régulièrement sortir pour pelleter et conserver ainsi son abrit ô combien vital dans cet environnement.

Ce n’est qu’au petit matin que la météo  s’améliore légèrement. Cependant, les problèmes techniques s’enchaînèrent. Tout d’abord une panne de réchaud, ustensile hautement vital puisqu’il permet de boire, s’alimenter et se réchauffer. Mélodie ne peut faire fondre de la neige pour boire et se réhydrater (le froid assèche et la déshydratation favorise la formation de gelures…). Ensuite, le chargeur solaire permettant de recharger les diverses batteries dont celui du téléphone satellite (qui sert également à déclenché un SOS en cas de besoin) ne fonctionne plus. En effet le froid rend inefficace les cellules photovoltaïques. Afin d’éviter à nouveau ce problème, il est prévu de le placer au chaud dans le duvet ou sous le manteau.

Peut importe pour le chargeur solaire, puisque la lecture de la météo n’est pas optimiste pour cette nouvelle journée et le ciel reste couvert. L’accalmie était précaire et n’allait point durer. Mélodie décide alors d’interrompre temporairement la traversée et de se replier plus au Nord. Mais ce repli n’est possible que le lendemain, Mélodie doit donc se préparer à passer une nouvelle nuit sous la tempête. En attendant, lorsque le temps le permets, Mélodie en profite pour faire le tour des environs et nous ramener quelques images.

Comme prévu, en milieu d’après-midi, le retour des vents du nord accompagné de chutes de neige s’intensifiait. Le même spectacle de la nuit précédente se mit en place. Rester à l’abris et veiller à ce que le vent n’ensevelisse pas la tente sous la neige. La tempête est d’un niveau bien supérieur à la veille. Plusieurs fois, la tente semble s’envoler. La nuit est encore plus froide, le thermomètre accroché à la pulka affiche -25 deg C. Il faut faire autant attention à l’accumulation de la neige sur la tente qu’au risque de gelures. On ne ressent pas directement les gelures sur le moment, puisque le sang se glace et on pert notre sensibilité. Ce n’est que lors du réchauffement des parties concernées que les dégâts et les douleurs apparaissent.

Au réveil, si l’on peut dire ainsi, car la nuit fut blanche. Mélodie repli le camp en vitesse et mis le cap au Nord, comme prévu, pour rejoindre un chemin accessible uniquement en 4×4. Chemin à partir duquel elle peut rejoindre la civilisation et se mettre à l’abris pour les jours suivants.

Jour 1 – Début de la traversée

Jour 1 – Début de la traversée

Jour J, c’est le départ.

Après de longues semaines de préparation, Mélodie s’élance enfin pour la traversée !

Nous essaierons de vous faire vivre cette expérience et de partager avec vous de magnifiques paysages, émotions et challenges qui se profilent.

Jour 0 – Ascension du Snaefell

Jour 0 – Ascension du Snaefell

Nous y sommes. Après s’être envolés pour l’Islande et ralliés notre point de départ, nous avons finalisé et préparé l’ensemble des équipements pour cette expédition. Tout doit être prêt, vérifié et bien organisé. Préparer la nourriture de Mélodie, est aussi, une importante mission, de quoi tenir en autonomie complète.

Une petite vidéo pour vous montrer ce qu’il en est des conditions météorologiques…

C’est parti, nous nous élançons pour l’ascension du Snaefell, stratovolcan culminant à 1833 mètres.

Lors de la marche d’approche, nous luttons contre des vents de 10 à 12 m/s, avec une température de -10 deg Celsius. La température ressentie est alors de -20 deg Celsius.

L’ascension est rendue compliqué par l’absence de visibilité. Nous évoluons sur une glace recouverte quelquefois de neige fraîchement tombée, qui sera rapidement balayée par le vent. Nous croisons également quelques cascades de glace et crevasses plus ou moins impressionnantes.

Malheureusement, le temps ne s’arrange pas et nous tombons bientôt dans ce qu’on appelle “un jour blanc”, impossible de voir à un mètre devant nous.

Nous abandonnons donc cette tentative hivernale et revenons sur nos pas, la fenêtre météo n’était pas au rdv.

Nous aurons, à coup sûr, d’autres occasions pour parachever ce sommet. Mais pour l’heure, il est temps de reprendre quelques forces, le départ pour la traversée est prévu pour le lendemain !!!

Xpédition Islande – Jules Verne

Xpédition Islande – Jules Verne

Au commencement de cette expédition, une envie, un rêve de liberté, une soif de découverte et un roman. L’histoire d’un voyage vers le centre de la Terre mélangeant sciences, aventures et découvertes.

Ce roman, c’est “Voyage au centre de la Terre” écrit en 1864 par Jules Verne. Le résumé? A Hambourg, le professeur Otto Lidenbrock, minéralogiste, fait l’acquisition d’un manuscrit runique Islandais dans lequel il trouve un cryptogramme. A l’aide de son neveu Axel, il parvient à le déchiffrer : il s’agit des révélations d’un alchimiste qui prétend avoir trouvé un passage menant au centre de la terre. Liddenbrock et Axel se rendent immédiatement en Islande où avec l’aide d’un guide, Hans Bjelke, ils gravissent le volcan éteint indiqué par le cryptogramme, et trouvent à son sommet le passage vers les abysses de la Terre. Pour la suite,… nous vous laissons le plaisir de lire ou de relire le livre.

Ce volcan sésame de l’entrée vers les abysses c’est le Snaefell.

Il ne nous en fallait pas plus pour nous inspirer cette expédition! Deux Volcans Islandais portent le nom de Snaefell:

  • L’un à l’est
  • L’autre à l’ouest

L’objectif de cette expedition est donc de faire une traversée est – ouest de l’Islande afin de relier ces deux volcans et de réaliser leurs ascensions.

Comment? En totale autonomie, en saison hivernale, à pied, ski, avec pour seul compagnon une pulka (surnommée pushka).

Les points de départ et d’arrivée sont connus, mais l’itinéraire se fera au grès du relief, des conditions climatiques, et surtout au gré de mes envies.

A bientôt pour le récit de ces Xpériences!